J’en veux à la justice qui ne l’a pas protégée

A La-Plaine-sur-Mer, en Loire-Atlantique, deux femmes ont été tuées par leur conjoint depuis le début de l’année. Dans les deux cas, les autorités avaient été alertées.
A La-Plaine-sur-Mer, en Loire-Atlantique, deux femmes ont été tuées par leur conjoint depuis le...
22/11/2019 © Théophile Trossat pour Libération

Après que la Loire-Atlantique ait à déplorer deux nouvelles victimes de feminicides sur la commune de Couëron, la justice et l'Etat sont sommés d'apporter des réponses fortes au délicat problème des agressions, parfois mortelles, faites au femmes.

Encore une fois la question centrale reste la prise en charge et l'analyse du dossier par les personnels de gendarmerie dont la formation aux violences conjugales pourra probablement permettre une amélioration de la situation. Cela étant, comme Anne Bouillon le souligne dans les colonnes de Libération : " il faut développer une culture de la protection des victimes. Ce n’est pas dans l’ADN des parquets, mais on constate que lorsque l’on apporte des réponses pénales fortes, comme le faisait l’ancien procureur de Douai Luc Frémiot, on obtient des résultats significatifs. "

Pour l’ancien procureur de Douai, lutter contre les violences faites aux femmes commence notamment par l’éviction du conjoint violent du domicile, la suppression des mains courantes afin de favoriser le dépôt de plainte dans le cas de violences conjugales.

A Nantes, des initiatives ont été prises pour améliorer la prise en charge des personnes victimes de violences conjugales. Un centre de consultation post-traumatique est depuis peu ouvert aux femmes de la métropole. Trois logements y sont associés, permettant d’héberger 12 femmes et leurs enfants. Ce lieu sécurisé, principalement financé par la ville, permettra d’orienter et de conseiller les victimes. Des associations, mais aussi le barreau de Nantes, la gendarmerie et la police nationale, y assureront des permanences.

 

Source : Libération

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