Pénaliste ? On m'a dit que ce n'était pas un métier de femme

Les avocates pénalistes ont subi les vestiges d'un monde qu'elles espèrent désormais révolu.
Les avocates pénalistes ont subi les vestiges d'un monde qu'elles espèrent désormais révolu.
17/12/2019 © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Dès qu'il s'agit de prendre la lumière, d'occuper l'espace et d'être dans l'exercice noble du métier, ce sont les hommes qui occupent le haut du pavé, avec cette idée que les avocates ne s'autorisent pas à investir des champs qui sont encore envisagés du côté de la puissance, de l'affirmation de soi. Ce sont là des prérogatives qui sont étroitement liées à un environnement masculin », détaille de son côté M Anne Bouillon, pénaliste au barreau de Nantes. Spécialisée dans les dossiers de violences faites aux femmes, M Bouillon se rappelle ainsi d'une discussion avec un confrère :
« il faut vous que vous pratiquiez le métier avec ce qui vous caractérise en tant que femme, avec de la douceur et de la subtilité ». « Si j'ai obtenu une certaine notoriété, c'est parce que je suis sur le terrain des violences faites aux femmes. Ma reconnaissance provient d'abord de ce que je suis autorisée à défendre, et en l'occurrence, c'est un terrain qui est par essence féminin », confie celle qui tient à être désignée comme avocate, et non avocat.

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